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Choc frontal en Italie entre le chef du gouvernement et le président

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Choc frontal en Italie entre le chef du gouvernement et le président

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La trêve entre le chef du gouvernement et le président se termine brutalement en Italie. Après le verdict de la Cour constitutionnelle qui lève l’immunité pénale de Silvio Berlusconi, ce dernier s’en est pris avec virulence aux magistrats italiens et à la presse, et surtout – soulignent les journaux ce jeudi – au président Giorgio Napolitano, qu’il accuse d’avoir influencé la Cour constitutionnelle, rappelant au passage qu’il a appartenu au Parti communiste.

“On a une minorité de magistrats rouges qui utilisent la justice comme un moyen de lutte politique. Et 72% de la presse italienne est de gauche, a accusé Silvio Berlusconi. Les procès qui vont s’ouvrir sont totalement faux. Je vais devoir sacrifier une partie de mon temps de travail pour ridiculiser mes accusateurs. Mais ça me donne la pêche, et aux Italiens aussi. Vive l’Italie ! Vive Berlusconi !” Les juges de la Cour constitutionnelle ont invalidé la loi mise en place par Silvio Berlusconi pour éviter toute poursuite judiciaire depuis son retour au pouvoir. “C’est un verdict juste, estime un Italien. Les hommes politiques sont des citoyens comme les autres, et ils doivent être jugés comme tels”. “Ce verdict doit être respecté, doit être pris en compte, indique un autre homme. Mais il ne doit pas créer des problèmes pour la gouvernance de notre pays. Il doit au contraire donner de l‘élan aux réformes de nos institutions dont nous avons besoin”. Le chef du gouvernement italien n’en est pas à un “coup dur” près, mais la machine judiciaire est de nouveau à ses trousses.