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Honduras: des négociations à haut niveau pour un résultat nul

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Honduras: des négociations à haut niveau pour un résultat nul

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Trois mois après la destitution de Manuel Zelaya, c’est toujours l’impasse au Honduras. Les efforts diplomatiques de l’organisation des Etats américains, d’une dizaine de ministres des affaires étrangères de la région et du sous-secrétaire d’Etat américain pour l’Amérique latine n’ont pas porté leur fruits. Et l’OEA continue de soutenir Manuel Zelaya.

Depuis l’ambassade du Brésil de Tégucigalpa, où le président déchu du Honduras a trouvé refuge, Zelaya a déclaré qu’il souhaitait être “rétabli dans ses fonctions avant le 15 octobre, faute de quoi le gouvernement au pouvoir perdrait la confiance de la nation et de la communauté internationale et rendrait caduque le calendrier électoral.” Zelaya exigerait un report des élections législatives et présidentielles du 29 novembre. Plus tôt, les négociateurs internationaux avaient rencontré le président de facto du Honduras, Roberto Micheletti. Celui-ci a répété avec virulence qu’il s’opposait au retour de Zelaya au pouvoir et demandé la fin des mesures d’isolement contre son pays. Depuis le coup d’Etat, les sanctions internationales ont déjà coûté 400 millions de dollars au Honduras. Manuel Zelaya a été expulsé du pays par des militaires le 28 juin dernier, le jour où il avait organisé un référendum, contre l’avis de la Cour suprême, dans le but de réformer la Constitution pour pouvoir se présenter pour un nouveau mandat présidentiel.