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Le sort du Traité de Lisbonne entre les mains de Vaclav Klaus

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Le sort du Traité de Lisbonne entre les mains de Vaclav Klaus

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Les exigences du président tchèque au sujet du Traité de Lisbonne sont au coeur des préoccupations à Bruxelles et à Prague. Le premier ministre Jan Fischer devait faire le point ce lundi avec Vaclav Klaus, avant d’informer la Commission. “A ce stade, affirme son porte-parole Johannes Laitenberger, nous avons avant tout, besoin d’une clarification des possibles intentions de la République tchèque.”

La Commission espère trouver un compromis avec Vaclav Klaus alors que le président tchèque est le dernier dirigeant des 27 à faire encore obstacle au Traité. Ce dernier tente d’obtenir une dérogation concernant la Charte des droits fondamentaux, le document en annexe du texte, en prenant exemple sur la Pologne et le Royaume Uni qui avaient vu leurs demandes satisfaites. Vaclav Klaus réclame une exemption qui protège Prague des revendications foncières liées à l’expulsion des Allemands des Sudètes après la seconde guerre mondiale, comme l’ont entériné les accords signés par le président tchécoslovaque d’alors, Edvard Benes. En Grande-Bretagne, un autre eurosceptique pourrait dès l’an prochain, remettre en cause l‘éventuelle entrée en vigueur du Traité. Le chef des conservateurs David Cameron annonce, s’il est élu, la tenue d’un référendum pour effacer la signature de la Reine apposée l’an dernier au bas du texte. En attendant, les partisans du Traité peuvent se réjouir qu’une étape majeure ait été franchie avec la signature du texte samedi par le président polonais, Lech Kaczynski. Il s’est finalement résolu à donner son accord après la victoire du oui en Irlande.