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L'affaire Jean Sarkozy commence à semer la zizanie au sein de la majorité

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L'affaire Jean Sarkozy commence à semer la zizanie au sein de la majorité

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Critiquée par l’opposition, la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD commence à diviser la majorité. Le fils du président français a toutes les chances de prendre les rênes de l’Etablissement public de la Défense, et malgré la polémique il compte aller jusqu’au bout.

“C’est vrai, j’ai 23 ans et je comprends que les gens puissent légitimement se poser un certain nombre de questions. Moi je veux prendre rendez-vous avec tous les gens qui m’attaquent, tous les gens qui s’interrogent pour leur dire que c’est sur les actes, sur le fond que je demanderai à être jugé et je rendrai des comptes sur ce que j’aurai realisé, si les gens me font confiance”, souligne le fils cadet du locataire de l’Elysée. Si Jean Sarkozy s’exprimait mardi pour la première fois dans cette affaire, c’est que sa candidature sème la zizanie au sein même de la majorité. “Je pense que c’est maladroit. En ce moment, on a des gens qui peuvent s’interroger sur le fait qu’ils ont des difficultés à trouver des stages, des difficultés pour avoir un boulot, alors qu’ils ont BAC +3, BAC+5. Je pense que ça ne peut que choquer pas mal de gens”, explique le député de l’UMP Pierre Cardo. S’il n’est qu’en deuxième année de droit, Jean Sarkozy est élu au Conseil général des Hauts-de-Seine où il représente son groupe parlementaire. Pour le socialiste Pierre Moscovici c’en est trop : “C’est tout simplement des processus qui sont des processus népotiques inadmissibles, ce sont ceux de la famille Sarkozy. Vraiment, la façon de faire de la politique de Nicolas Sarkozy, par moments, est tout à fait anti-républicaine”. Seule certitude, l’arrivée annoncée de Jean Sarkozy à la présidence du quartier d’affaires suscite les critiques ironiques de la presse internationale.