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Le gestion des déchets nucléaires français de nouveau remise en cause

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Le gestion des déchets nucléaires français de nouveau remise en cause

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La découverte de plusieurs kilos de plutonium non répertoriés alimente la polémique sur la gestion des déchets nucléaires français. Huit kilos de plutonium étaient censés se trouver dans un atelier de Cadarache en cours de démantèlement. A ce jour 22 kilos ont été récupérés, quantité qui pourraît atteindre 39 kilos. Les associations anti-nucléaire sont effarées.

“Au niveau international, le plutonium est censé être géré au gramme près par les Etats qui en détiennent. C’est la règlementation internationale qui l’impose. ça montre qu’Areva est incapable de gérer la comptabilité de l’une des matières les plus dangereuses du monde”, explique Adélaïde Colin, directrice de la communication de Greenpeace. L’Agence de sûreté nucléaire (ASN) a vivement critiqué le Commissariat à l‘énergie atomique (CEA)qui a attendu quatre mois avant de l’informer. L’incident a été classé au niveau 2 sur 7. “Le plutonium en question, qu’on a retrouvé, était dispersé à l’intérieur de l’installation dans plusieurs unités qu’on appelle des “boîtes à gant”. Donc il n‘était pas concentré en un même lieu. Donc il semble que pour toutes ces raisons il y ait eu encore un certain nombre marges qui aient permis d’ailleurs d‘éviter l’accident”, a tenu a rassurer Jérôme Rieu, de l’Autorité de sûreté nucléaire. Le CEA jure de sa bonne foi. Mais après le stockage d’uranium appauvri sur un site à ciel ouvert en Sibérie, cette nouvelle affaire remet en cause la gestion des déchets nucléaires français et fait vaciller le principe de transparence, pourtant fondamental en la matière.