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Affaire Clearstream : De la prison avec sursis requis contre de Villepin

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Affaire Clearstream : De la prison avec sursis requis contre de Villepin

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“L’erreur est humaine, perséverer dans l’erreur est diabolique”. C’est sur ce principe que le procureur a requis contre Dominique de Villepin, 18 mois de prison avec sursis et 45 000 euros dans le procès Clearstream ce mardi au Tribunal de Paris.

L’ancien Premier ministre français nie : “ce que je sais, dit-il, c’est qu’il n’a pas dit la réalité des faits, je ne crois pas non plus qu’il ait dit la vérité du droit. Nicolas Sarkozy avait promis de me pendre à un croc de boucher, je vois que la promesse a été tenue”. Dominique de Villepin jugé pour dénonciation calomnieuse encourait jusqu‘à dix ans d’inéligibilité. Une peine qui n’a pas été requise. Pourquoi ? Maître Thierry Herzog, l’avocat du président français, répond avec ironie : “Sans vouloir faire de mauvais esprit, je crois que Dominique de Villepin n’a jamais été élu. La question de son inéligibilité ne se pose donc pas.” Pour Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président d’EADS, trois ans de prison dont 18 mois avec sursis sont requis. Pour Imad Lahoud, deux ans de prison dont six mois avec sursis. Gergorin est décrit comme le véritable artisan de cette affaire Clearstream, et Lahoud est décrit comme un “second couteau”. Un responsable de l’opposition socialiste a estimé que Dominique de Villepin était “victime de l’acharnement du pouvoir” et que le procureur était devenu une sorte de “préfet judiciaire aux ordres du gouvernement”.