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La polémique autour du renvoi des clandestins afghans

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La polémique autour du renvoi des clandestins afghans

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Que faire, quand on se retrouve à Kaboul après avoir été expulsé d’Europe ? Cette question, ils sont vingt-sept à se la poser. Ces vingt-sept ressortissants afghans vivaient de manière illégale sur le sol britannique ou français. Londres et Paris les ont arrêtés puis renvoyés la nuit dernière dans leur pays d’origine. Un avion avait été affrêté pour cela.

L’expulsion a été menée en dépit de la mobilisation des organisations de défense des droits de l’homme, notamment en France. “On voudrait faire rentrer chez eux de force des gens qui n’auront d’autres solutions que de se faire mutiler ou de se faire enrôler par les talibans !”, regrette Jean-Claude Lenoir, vice-président de l’association Salam. Les partis de gauche considèrent comme “honteux”, ce renvoi de clandestins dans un pays en guerre. Le ministre de l’Immigration, lui, affirme n’avoir fait qu’appliquer la loi. “Le seul fait que le pays d’origine soit en guerre ne vaut pas titre de séjour dans aucun des pays développés dans le monde”, soutient Eric Besson. Par ailleurs, il précise que “ces mesures d‘éloignement ne concernent que des personnes originaires de villes situées à proximité de Kaboul et qui ne sont pas issues d’une des régions insurrectionnelles du sud du pays.” Le gouvernement français a prévenu que d’autres retours forcés de clandestins pourraient être organisés en coopération avec les autorités britanniques, conformément à un accord passé entre Paris et Londres juillet dernier.