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Traité de Lisbonne : l'obstacle tchèque en passe d'être levé

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Traité de Lisbonne : l'obstacle tchèque en passe d'être levé

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Ce n’est pas encore fait mais c’est tout comme. Le président tchèque Vaclav Klaus dit avoir reçu une proposition satisfaitante qui devrait amener cet eurosceptique convaincu à signer le Traité de Lisbonne. Klaus exige une dérogation à la Charte européenne des droits fondamentaux, comme celles obtenues par le Royaume-Uni et la Pologne. La raison invoquée : mettre Prague à l’abri d‘éventuelles demandes de restitutions des biens des Allemands des Sudètes. Des biens confisqués après la Seconde guerre mondiale lorsqu’ils avaient été massivement expulsés.

“Je ne pense pas que le Président Klaus gagne quoi que ce soit. Je pense que c’est une stratégie de négociation pour signer le Traité malgré tout, car il était si farouchement opposé à ce Traité, au contenu de ce Traité, qu’il ne pouvait pas sembler changer d’avis du jour au lendemain. Il a donc dû négocier cette stratégie de sortie de crise”, explique un analyste du Centre for European Policy Studies. Stratégie de sortie de crise ou pas, il y a un accord avec la présidence suédoise de l’Union. Et c’est au sommet européen de la semaine prochaine que se négocieront les détails de cette dérogation, la Slovaquie ayant fait savoir qu’elle pourrait en réclamer une elle aussi. Une semaine décidément décisive pour le Traité de Lisbonne. La Cour constitutionnelle tchèque doit aussi se prononcer mardi sur la conformité du Traité avec la constitution du pays.