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Le président russe honore la mémoire des victimes des répressions politiques

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Le président russe honore la mémoire des victimes des répressions politiques

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Staline, dictateur… Staline, petit père des peuples artisan de la grandeur de l’URSS… La Russie se débat toujours avec son Histoire. Et en cette journée de commémoration des victimes des répressions politiques, dans un contexte sensible où de nombreuses ONG dénoncent une réhabilitation frappante du stalinisme, le président russe Dmitri Medvedev s’est exprimé sur son blog. Il a rendu hommage à la mémoire des victimes du stalinisme: “Le 30 octobre est la date qui nous permet de commémorer des millions de destins brisés, de rendre hommage à des gens qui ont été exécutés sans procès. Des gens qui ont été envoyés dans des camps de concentration, privés de leurs droits civiques, simplement parce qu’ils avaient choisi la mauvaise profession ou à cause de leur origine sociale. (…) Rien ne peut justifier les répressions.”

Très symbolique sur la place Lubianka, près de l’ancien siège de la police secrète soviétique, l’ONG russe de défense des droits de l’homme, Memorial, a organisé une exposition du souvenir. Comme d’autres, elle ne cesse de pointer du doigt la restauration stalinienne: monument reconstruits dans plusieurs villes, musée en mémoire de Staline à Volvograd, nouveaux manuels d’histoire louant l’efficacité de l’ancien dirigeant… Ces élèves d’une classe de Volvograd en témoignent: “Pour moi Staline n‘était pas un héros, mais d’après ce que je sais, il était quelqu’un de trés bien.” “Pour moi, les années passent et les gens l’oublieront.” Et pourtant les anciens se souviennent des années des grandes purges. Ils pourraient contribuer au travail de mémoire de la société russe sur son passé soviétique. “L‘ère stalinienne ne devrait en aucun cas être idéalisée parce que nous ne pouvons pas revenir à cela” explique la petite-fille d’une victime Tatiana Izotova. “C‘était une époque où régnait la répression, la peur et les persécutions.”