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Changement climatique : les grandes puissances appelées à prendre des engagements fermes

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Changement climatique : les grandes puissances appelées à prendre des engagements fermes

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La Sagrada Familia, symbole de Barcelone, transformée en monument pour le sauvetage du climat… Alors que les délégués de 180 pays sont réunis cinq jours dans la ville espagnole pour d’ultimes négociations avant la conférence de Copenhague, Greenpeace appelle les grandes puissances à des engagements ambitieux.

“Les Etats-Unis, en tant que principal pollueur au monde, ont une très grande responsabilité dans ces pourparlers. La législation actuellement pendante au Congrès n’est pas assez forte pour affronter le changement climatique. Le président doit intervenir et aiguiller personnellement les négociateurs américains pour obtenir un accord ici”, s’alarme Damon Moglen, un représentant de Greenpeace. Ce qui est en jeu, c’est l’ampleur de la réduction des émissions de CO2 à partir de 2013, une fois que Kyoto aura expiré. Le président Obama a fixé l’objectif à 17% d’ici 2020, mais rien ne dit que cette proposition passera le cap du Sénat. Quant aux Européens, malgré les 20 à 30% de réduction des émissions claironnés, ils peinent à s’entendre sur l’aide aux pays pauvres. Les Etats membres de l’Est, moins prospères, veulent payer moins. Le responsable de l’ONU en charge du dossier, Yvo de Boer, se veut malgré tout confiant : “Copenhague est une étape du voyage. Il y aura d’autres négociations après Copenhague, même si c’est une réussite à 200%.” Les Vingt-sept sont d’accord sur un chiffre au moins. Les pays pauvres auront besoin de 100 milliards d’euros par an d’ici 2020 pour lutter contre le changement climatique et ses effets. Aux pays riches de se partager de la facture. Mais à un mois de Copenhague, pas l’ombre d’un accord en vue.