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Opel : la volte-face de GM suscite des réactions contrastées

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Opel : la volte-face de GM suscite des réactions contrastées

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La direction d’Opel tentait de faire bonne figure au lendemain de la décision de General Motors de conserver sa filiale européenne.

GM a justifié sa volte-face par les signes d’amélioration dans l’industrie automobile. Le 10 septembre, l’Américain avait annoncé avoir décidé de céder 55 % d’Opel au tandem composé de l‘équipementier canadien Magna et de la banque russe Sberbank. Le revirement d’hier suscite des réactions contrastées dans les pays où Opel est implanté. Satisfaction en Grande-Bretagne et en Flandre, où l’avenir des usines était incertain. Les gouvernements britannique et flamand se disent même prêts à mettre la main à la poche. Colère en revanche à Berlin : la chancellerie a appelé le groupe américain à rembourser le prêt relais d’un milliard et demi d’euros accordé par les banques allemandes. Dans l’usine allemande de Bochum, les salariés hésitaient entre inquiétude et fatalisme ce matin. “Ca ne va pas, avouait l’un d’eux. Je n’ai aucune idée de ce qui va se passer ici à Bochum si Magna ne nous reprend pas. Il y ades rumeurs sur une fermeture. Nous verrons bien.” “C‘était prévisible que GM allait garder Opel, estimait un autre salarié, je le savais.” General Motors n’a pas encore dévoilé comment il comptait financer la restructuration d’Opel. Une restructuration évaluée à 3 milliards d’euros.