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Opel : les syndicats allemands appellent à des grèves d'avertissement

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Opel : les syndicats allemands appellent à des grèves d'avertissement

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Mettre en garde General Motors contre tout plan social drastique dans sa filiale européenne. C’est l’objectif des grèves d’avertissement prévues dès ce jeudi dans les usines allemandes d’Opel.

Le constructeur américain a décidé hier soir de conserver les 55 % d’Opel qu’il avait promis au Canadien Magna et à la banque russe Sberbank. GM n’a pas encore dévoilé son plan de restructuration ni comment il compte le financer. Mais déjà, la Grande-Bretagne, la Pologne et la Belgique, dont les usines étaient menacées par le tandem russo-canadien, se disent optimistes. Au total, Opel emploie 50 000 personnes en Europe, pour moitié en Allemagne, où l’annonce de General Motors a fait l’effet d’une douche froide. Jusqu‘à présent, les salariés des usines allemandes se croyaient en effet à l’abri. “Je ne sais vraiment pas où on en est maintenant, admettait l’un d’eux mercredi après-midi. Je suis venu travailler et je ne sais pas si c’est pour General Motors ou Opel ou je ne sais qui. Nous verrons…” “C’est très déprimant, déplorait un autre. On ne peut faire aucun projet, nous ne savons pas comment les choses vont tourner.” Et un salarié en colère de dénoncer : “On nous a roulé dans la farine ! Voyons ce que nous pouvons faire. Nous devons nous battre, sans nous poser de questions. Faisons-le à la française : on sort et on met le feu !” Dans la ville d’Eisenach, où est implantée une des quatre usines allemandes d’Opel, les habitants ne cachent pas leur désarroi. “La politique est une catin j’vous dis, une catin. On n’avait jamais vu ça ici avant,” commentait une passante sur le marché. Les syndicats allemands cherchent à mobiliser au-delà des frontières nationales pour faire de la défense de l’emploi chez Opel une cause européenne.