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Europe : la course aux postes-clés

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Europe : la course aux postes-clés

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Massimo D’Alema ou David Miliband ? L’un de ces deux hommes sera bientôt à la tête de la diplomatie européenne, à en croire les bruits de couloirs. Avec le Traité de Lisbonne, la fonction de Haut représentant prend de l’ampleur. L’ancien chef de gouvernement italien a toutefois un handicap : son passé communiste, peu apprécié des pays membres issus de l’ancien bloc soviétique. David Miliband fait dès lors figure de favori. Mais le jeune ministre britannique des Affaires européennes doit compter avec l’hostilité acharnée des conservateurs de son pays, bien décidés à reprendre le pouvoir au printemps.

“Actuellement, le nom de Miliband revient régulièrement. Je pense que ce serait désastreux. Et du point de vue d’un futur gouvernement conservateur, nous trouverons extrêmement difficile qu’un ancien ministre des Affaires étrangères socialiste tente de nous dicter ce que nous devons faire de notre propre politique étrangère”, s’insurge le conservateur britannique et eurodéputé Timothy Kirkhope. L’autre course au poste-clé se joue entre Tony Blair et Herman Van Rompuy, tous deux cités pour devenir le premier président permanent du Conseil européen. Tony Blair n’aurait plus les faveurs du président français et de la chancelière allemande qui lui préfèreraient le Premier ministre belge, lequel a fait la preuve de ses talents de conciliateur à la tête d’un pays secoué par les tensions communautaires. Les dirigeants européens devraient départager les candidats, tous non officiels, lors d’un sommet qui sera convoqué avant la fin du mois. Mais il faudra aussi préciser les rôles et champs d’action du président permanent et du haut représentant pour éviter ce que certains nomment déjà une usine à gaz.