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Afghanistan : le Premier ministre britannique sous la pression de son opinion

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Afghanistan : le Premier ministre britannique sous la pression de son opinion

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Journée du souvenir à Lakshar Gar, unis en hommage à ceux qui sont morts sur le terrain. Mais pour beaucoup de britanniques, le décès de ces nouveaux soldats de la Couronne prouve un peu plus l’impasse de l’engagement militaire en Afghanistan. Selon un récent sondage, près de deux tiers d’entre eux pensent qu’une victoire là-bas est impossible, et plus de 6O% veulent rapatriement des troupes.

Mis sous pression, Gordon Brown a encore dû s’excuser aujourd’hui pour la lettre manuscrite qu’il a envoyée à Jacqui Janes, la mère d’un soldat tué en octobre, lettre illisible selon celle-ci et comportant des erreurs. Confronté à l’impopularité croissante de la guerre, le Premier ministre britannique a lancé un ultimatum la semaine dernière au président Hamid Karzai : “Le gouvernement afghan est lié à la corruption. Et je ne suis pas prèt à mettre en péril les vies d’hommes et de femmes britanniques pour un gouvernement qui ne se dresse pas contre la corruption.” Que se passera-t-il si le président afghan réélu ne s’exécute pas? Les états-majors occidentaux admettent qu’ils n’ont pas droit à l‘échec, et qu’il est bien difficile de partir maintenant. L’Otan mise sur un changement de stratégie en déplaçant les soldats des zones à risques vers les villes, dans le but de protéger les civils. Mais les britanniques redoutent déjà d’autres funérailles, et aspirent à des décisions sur un conflit qui s’enlise et dont ils paient le prix. Alors qu’on attend toujours de savoir les intentions de Washington sur le renfort des troupes.