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L'Europe peine à se trouver un président

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L'Europe peine à se trouver un président

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Un sommet extraordinaire jeudi prochain à Bruxelles pour sceller la nomination des deux futurs visages de l’Europe. Faute de consensus pour désigner le président du Conseil européen et son chef de la diplomatie, Fredrik Reinfeldt accélère le mouvement. Les tractations sont plus compliquées que prévue et le président en exercice de l’Union européenne ne cache pas son agacement. “Quand vous parlez avec vos 26 collègues, vous obtenez plus de noms que vous avez de postes à offrir, ce qui montre que nous avons besoin de davantage de consultations pour arriver là où nous devrions être jeudi prochain.”

“Ce sera un ancien chef de gouvernement ou un dirigeant en exercice” affirme le Premier ministre suédois. Du coup, la candidature d’Herman Van Rompuy, le discret Premier ministre belge, tient plus que jamais la corde. Les noms de Tony Blair, l’ancien Premier ministre britannique, et de Jean-Claude Juncker, le Premier ministre luxembourgeois sont eux aussi toujours d’actualité. Dégager une unanimité s’annonce de plus en plus difficile. Un vote à la majorité qualifiée se profile à l’horizon et une surprise n’est pas à exclure analyse Jean-Michel De Waele de l’Université Libre de Bruxelles. “On pense qu’on a, à l’heure actuelle, plus besoin de quelqu’un de pragmatique que quelqu’un de charismatique. L’Europe n’est pas dans une phase de grands projets, de grande marche en avant, il faut faire fonctionner les institutions, il faut trouver des compromis, et donc je pense qu’il faut mieux trouver un pragmatique technocrate mais pro-européen plutôt que quelqu’un qui a de grands projets pour l’avenir alors que la machine est grippée, on le voit bien.” Pas facile non plus de dégager un consensus quant au futur chef de de la diplomatie européenne. Quatre noms circulent avec insistance: David Miliband, même si l’actuel ministre des Affaires étrangères britannique semble avoir renoncé, l’ex-Premier ministre italien Massimo D’Alema, Olli Rehn, le Commissaire européen à l‘élargissement et le Suédois Carl Bilt. Les partisans d’une parité homme-femme affichent eux leur préférence pour l’Autrichienne Ursula Plassnik.