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Les Palestiniens divisés cinq ans après Arafat

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Les Palestiniens divisés cinq ans après Arafat

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Ce 29 octobre 2004, lorsque le dirigeant historique palestinien décolle pour se faire soigner à Paris, nul ne sait qu’il ne reverra jamais Ramallah. Nul ne devine non plus que les Palestiniens vont perdre avec lui le symbole de leur unité.

Après la mort de Yasser Arafat, Mahmoud Abbas prend la tête de l’Autorité palestinienne, la communauté internationale le considère comme un modéré. Mais la lutte pour le pouvoir ne va pas tarder à diviser les Palestiniens. La tension atteint son paroxysme en juin 2007. Le Hamas évince par la force de la bande de Gaza le Fatah, fidèle à l’Autorité palestinienne. Aujourd’hui, malgré les efforts de la communauté internationale, le dialogue de réconciliation que les deux frères ennemis ont entamé sous l‘égide de l’Egypte est dans l’impasse. Et après cinq ans, la popularité de Mahmoud Abbas est en chute libre. On lui reproche d‘être coupé du peuple, d‘être la marionnette de Washington, voire d‘être un traître à la cause palestinienne. Le processus de paix est dans l’impasse. Les discussions israélo-palestiniennes sont suspendues depuis bientôt un an en dépit des efforts internationaux, en particulier américains. Mahmoud Abbas réclame sans succès un gel total des implantations en Cisjordanie occupée. “Les Palestiniens ne sont pas intéressés par un dirigeant qui soit apprécié, ou toléré par la communauté internationale, explique l’analyste Nader Said. Ils veulent quelqu’un qui puisse changer la situation, quelqu’un qui sache négocier avec Israël, les Etats-Unis et représente les Palestiniens.” Et ce quelqu’un pourrait être Marwan Barghouti. Le cadre du Fatah emprisonné à vie en Israël est le candidat préféré des Palestiniens, il est déterminé à être dans la course à la présidentielle du fond de sa prison. L’autre candidat sérieux, c’est Nasser al-Kidwa. Comme représentant palestinien à l’Onu à New York, il est éloigné des accusations de corruptions qui pèsent sur le Fatah. Il est enfin, en tant que neveu de Yasser Arafat, un espoir de réconciliation avec le Hamas.