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Honduras : le président déchu refuse de légitimer le coup d'Etat en revenant à son poste

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Honduras : le président déchu refuse de légitimer le coup d'Etat en revenant à son poste

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Le président Zelaya, chassé du pouvoir en juin, n’acceptera pas de redevenir président du Honduras, estimant que cela légitimerait le coup d’Etat du 28 juin dernier. Manuel Zelaya, réfugié dans les locaux de l’ambassade du Brésil de Tegucigalpa, s’est adressé directement à Barack Obama : “Je n’accepte aucun accord qui me permettrait de revenir à la présidence en étouffant le coup d’Etat, qui nous le savons, à travers la répression militaire, a un impact direct sur les droits de l’homme pour notre peuple.”

Un accord soutenu au début du mois par Washington devait mettre fin à la crise au Honduras mais il a été réduit à néant la semaine dernière, les deux camps rivaux n’ayant pas réussi à s’entendre sur la formation d’un gouvernement d’union nationale. Conséquence directe de la crise politique : une grande partie de l’aide internationale a été suspendue dans un des pays les plus pauvres d’Amérique centrale, qui vit habituellement avec un milliard de dollars versés par l‘étranger. “Ce sont les pauvres qui souffrent le plus, raconte Lucila, qui distribue la soupe populaire. Mais si on ne souffre pas on ne dépasse pas les difficultés et on ne progresse pas. Vous voyez comme cet endroit est plein d’enfants ? Nous continuerons à nous battre et à surmonter l’adversité. Les enfants ne partent pas d’ici sans avoir mangé.” En suspendant son aide, la communauté internationale espère faire pression sur le nouveau gouvernement de Roberto Micheletti, mais pour l’heure, ce sont les enfants du Honduras qui ont faim…