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Le dernier adieu de l'Allemagne à Robert Enke, l'enfant fragile du football

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Le dernier adieu de l'Allemagne à Robert Enke, l'enfant fragile du football

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C’est le coeur gros que les Allemands ont rendu hommage dans la matinée à Robert Enke. Le stade de Hanovre, le club où le gardien de but allemand évoluait, était plein. 45 000 personnes, jamais autant de monde n’avait participé à une cérémonie funèbre depuis 40 ans. Footballeurs, supporters, entouraient Teresa, la veuve du joueur de 32 ans qui s’est suicidé mardi en se jetant sous un train.

Gerhard Schroëder, l’ancien chancelier, était là aussi, comme d’autres habitants de Hanovre venus rendre un dernier hommage à un homme dont la mort a dévoilé aux yeux de tous la fragilité. Robert Enke souffrait de dépression depuis des années, il avait en marge d’une carrière en dent de scie vécu une douloureuse épreuve : la mort en 2006 de sa fille de deux ans, née avec une malformation cardiaque. Il avait caché sa dépression à son entourage professionnel, de peur d‘être séparé du bébé de huit mois qu’il avait adopté en mai dernier. A l’extérieur du stade, la ferveur était identique : “A la fin, raconte une jeune fille, quand il y a eu ces mots sur l‘écran “maintenant tu peux serrer ta fille dans tes bras”, c‘était très triste.” Robert Enke a ensuite été enterré dans l’intimité auprès de sa petite fille, tout près de Hanovre.