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HWR dénonce l'absence de liberté à Cuba

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HWR dénonce l'absence de liberté à Cuba

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Toujous pas de liberté en vue à Cuba, selon l’ONG Human Rights Watch, qui denonce la poursuite de la politique de repression depuis la passation de pouvoirs entre Fidel et Raoul Castro il y a 3 ans. Un bien triste constat du HWR partagé par les Dames en Blanc, une association d’epouses de prisoniers politiques. “Nous, les dames en blanc, estimons que la situation a empiré et tout cela depuis que Raul Castro est arrivé au pouvoir, affirme Laura Pollán Toledo. Avant, nous subissions la repression, elle est bien plus importante actuellement”.

Lorsque Fidel etait encore au pouvoir, en 2003, 75 dissidents avaient été faits prisonniers. Parmi eux, 53 sont toujours derrière des barreaux à ce jour. Depuis que Raul a pris le pouvoir, 40 dissidents ont été condanmés pour leur “dangerosité”, un terme difficile à traduire dans les faits, mais qui permettrait au régime d’emprisonner des individus n’ayant pas commis le moindre délit. HWR accuse le pouvoir en place d’avoir instauré un climat de peur sur l‘île, toute forme de dissidence pouvant à tout moment mener directement en prison. Yaoni Sanchez, une dissidente très engagée sur internet, affirme avoir été enlevée et frappée par des agents de securité dans une voiture pendant près de 25 minutes, avant d‘être abandonnée pres de chez elle, vendredi dernier. Le rapport « New Castro, Same Cuba » suggère que tous la communauté internationale fasse pression sur Cuba pour la libération immédiate de tous les prisonniers politiques dans un délai de six mois. “A l’heure actuelle, Cuba ne subit aucune pression réelle pour améliorer la situation des droits de l’homme, déclare Daniel Wilkinson, co-auteur du rapport. Le seul moyen de pression actuel, c’est l’embargo américain sur l‘île”. A travers cette critique, c’est en fait le ministre espagnol des affaires etrangeres qui est directement visé. Miguel Ángel Moratinos prône l’abandon de la « Position commune » de l’Union européenne, qui place le respect des droits humains comme condition à toute forme de coopération avec Cuba. Pour autant, l’embargo, soutenu par 3 pays dont les Etats-Unis et Israël, ne fait qu’aggraver en définitive les pénuries alimentaires dont souffrent les Cubains. En manque de devises, le gouvernement de Raoul Castro a porté un sérieux coup au système d’aides sociales. Résultat, les pommes de terre ou les petis pois ne figurent plus sur la liste des aliments inclus dans la carte de rationnement. Et il faut desormais les acheter au prix fort.