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Nominations européennes : l'avis de l'analyste américaine Kathleen McNamara

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Nominations européennes : l'avis de l'analyste américaine Kathleen McNamara

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euronews : “Pour avoir un avis externe sur l‘évolution de l’Europe, nous avons interrogé une experte américaine des relations internationales, spécialisée dans les affaires européennes, le docteur Kathleen McNamara. Le symbolisme a toujours constitué une part importante de l’architecture sociale. A propos de symbole démocratique, vu depuis Washington, que représente un président de l’UE et un chef de la diplomatie européenne ?”

Kathleen McNamara : “Je pense que depuis Washington, c’est perçu comme un important pas en avant. Mais il faut aussi tenir compte du fait que l’Union européenne n’est aujourd’hui ni un Etat-nation ni une simple organisation internationale. Et donc, nous devons veiller à ne pas placer trop d’attentes dans ce pas en avant.” euronews : “Pourquoi est-ce qu‘à Washington, on devrait se préoccuper des nominations d’Herman Van Rompuy et de Catherine Ashton ?” Kathleen McNamara : “Je pense que le public américain est un peu confus en ce qui concerne l’Union européenne. Je crois que les experts et les médias sont souvent frustrés par le fait qu’elle n’agisse pas comme un Etat-nation. Mais ce qui est intéressant, c’est que l’administration Obama commence à s’enthousiasmer pour ce que le Traité de Lisbonne peut présager pour l’Europe.” euronews : “Le président Obama jouit d’un soutien international très fort. Est-ce que le charisme de Van Rompuy atteindra, lui, les Etats-Unis ?” Kathleen McNamara : “Certains voulaient vraiment voir émerger une figure très charismatique comme Tony Blair. Le New-York Times a écrit aujourd’hui un article extrêmement critique sur tout le processus, en disant que si les Européens voulaient avoir une personnalité imposante, ils ont obtenu exactement l’inverse en choisissant le Premier ministre belge. Mais je pense que c’est une vision réductrice et que sur la durée, une personne de conciliation qui est capable d’obtenir des consensus à partir d’opinions très disparates est en réalité un bon choix pour l’Union européenne. Et je pense qu’avec le temps, les membres de l’administration Obama comprendront qu’ils ont affaire à des questions complexes avec l’Union européenne, et que canaliser le pouvoir émanant des 27 gouvernements est une chose très complexe. Malgré les critiques, certains ont une vision qui va au-delà de points de vue trop réducteurs et cette vision est positive en ce qui concerne la façon dont l’Union européenne progresse ou semble progresser dans ses réformes.”