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Guerre en Irak: l'action du gouvernement Blair examinée à la loupe

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Guerre en Irak: l'action du gouvernement Blair examinée à la loupe

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Depuis le 20 mars 2003 qui marque le début des bombardements américano-britanniques sur l’Irak, 700.000 Irakiens ont été tués…

Le 24 septembre 2002, devant le parlement britannique, le Premier ministre Tony Blair affirmait qu’il fallait mener cette guerre préventive face à la menace irakienne: “Les services de renseignements sont arrivés à la conclusion que l’Irak possédait des armes chimiques et biologiques, que Saddam continuait à en produire, qu’il a des plans pour utiliser des armes chimiques et biologiques qui peuvent être activées en 45 minutes, y compris contre sa propre population”, déclarait-il alors. C‘était la première fois qu’on entendait parler d’une guerre préventive. Et au final aucune trace d’armes de destruction massive n’a été trouvée. Le contingent britannique en Irak, a atteint 45.000 hommes au plus fort de son engagement. Il était majoritairement basé à Bassorah, dans le sud du pays. Depuis plusieurs années, les vétérans et les familles britanniques accusent Tony Blair d’avoir embarqué le Royaume-Uni dans une guerre illégale et d’avoir trompé l’opinion publique sur les raisons de l’engagement de Londres en Irak. Plusieurs importantes manifestations réclamant le retrait des troupes britanniques et l’arrêt de la guerre ont acculé le gouvernement à mener deux précédentes enquêtes qui, selon leurs détracteurs, n’ont servi qu‘à étouffer l’affaire. Le conflit en Irak a coûté la vie à 179 soldats britanniques. Vétérans et familles de victimes seront entendues pendant l’enquête publique, dont le point d’orgue sera sans nul doute le témoignage de Tony Blair début 2010. Pour le gouvernement du Premier ministre Gordon Brown, bien qu‘à l’origine de la création de la commission, les conclusions du rapport auront certainement un impact.