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Première audience de l'enquête britannique sur la guerre en Irak

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Première audience de l'enquête britannique sur la guerre en Irak

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“Tony Blair, José Maria Aznar et George Bush ont du sang sur les mains”… Ce sont ces caricatures des alliés d’hier qui ont véritablement ouvert la première audience publique de la commission d’enquête britannique sur la guerre en Irak. Elles ont accueilli les familles des soldats morts au combat à l’entrée du centre de conférence “Queen Elizabeth” où a siégé la commission. Composée de cinq membres, choisis par l’actuel Premier ministre Gordon Brown, et présidée par l’ancien haut fonctionnaire John Chilcot, cette commission doit établir les tenants et aboutissants de l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne contre l’Irak en mars 2003.

Au début de l’audience, John Chilcot a déclaré: “Nous ne sommes pas une cour de justice, nous n’avons pas le statut d’enquêteur et notre façon de procéder en témoigne. Il n’y a pas de procès ici, nous ne pouvons pas jugé qui est coupable ou innocent, seules les cours le peuvent. Mais je m’engage ici à ce que dans notre rapport final, nous n‘écartions pas les critiques, que ce soit contre les institutions, les procédures ou les individus, si elles sont avérées.” Cette commission va étudier des montagnes de documents du gouvernement, entendre des centaines de témoignages et établir un rapport d’ici fin 2010. Cela devrait aller plus loin souligne cet Irakien, Sabah Jawad, du groupe “Iraqi Democrats against occupation”: “Ce qui s’est passé en Irak, se déroule en ce moment même en Afghanistan. Les compétences de cette commission devrait être élargies. Il faudrait identifier ceux qui ont menti au peuple britannique, menti au monde entier et les faire juger, parce que beaucoup de sang britannique, américain et surtout irakien a coulé à cause de ces mensonges.”