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Réchauffement climatique: la Chine privilégie sa croissance

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Réchauffement climatique: la Chine privilégie sa croissance

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La meilleure défense, c’est l’attaque. D’autant plus quand on est le plus mauvais élève de la classe mondiale en matière de pollution. Alors, la Chine a une nouvelle fois décidé d’attaquer les pays développés sur le réchauffement climatique. Le spécialiste du sujet au ministère des Affaires étrangères estime que “les réductions d‘émissions de gaz à effet de serre de ces pays ne sont pas allées très loin, voire même que ces émissions ont augmenté”. Par conséquent, le régime chinois refuse de sacrifier sa croissance pour la bonne cause.

Pourtant, un éminent économiste chinois a fait ce calcul démonstratif: plus la croissance annuelle augmente – elle a dépassé les 10% de 2001 à 2008 – plus la consommation d‘énergie explose; elle a bondi de plus de 1% à plus de 9%. Et les émissions de CO2 suivent le même rythme, atteignant plus de 12% par an. En septembre dernier, au sommet de l’ONU sur le climat, le président chinois Hu Jintao avait laissé entendre que la priorité pour son pays était plutôt l’amélioration du niveau de vie. Il s‘était contenté de prévoir une réduction des émissions de CO2 d’ici 2020, comparativement au niveau de 2005. La logique de Pékin, c’est que les efforts d’un pays en voie de développement pour lutter contre le réchauffement climatique ne peuvent intervenir que dans une phase post-industrielle. La Chine reproche aussi aux pays industrialisés de ne pas avoir tenu leurs promesses jusqu‘à présent. En vertu du protocole de Kyoto, ils devaient fournir des aides économiques et un choix de technologies propres aux pays émergents. Sans attendre, le pouvoir chinois a développé certaines de ces énergies renouvelables à travers le pays. Il montre ainsi sa bonne volonté sans mettre de côté son argument suprême: le rejet de CO2 en Chine ne représente qu’environ un quart de celui observé dans les pays développés.