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L'avortement libre accepté lors d'un premier passage au Parlement espagnol

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L'avortement libre accepté lors d'un premier passage au Parlement espagnol

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L’Espagne prend le chemin d’une libéralisation de l’avortement, comme c’est déjà le cas dans la plupart des pays de l’Union européenne. Un projet de loi élaboré par le gouvernement socialiste prévoit d’instaurer la notion même d’IVG, qui n’existait pas jusque-là dans le droit espagnol. Les femmes pourront avorter librement jusqu‘à 14 semaines de grossesse. La loi a déjà franchi son premier obstacle devant le Parlement: quatre motions déposées par l’opposition de droite ont été rejetées.

“Nous devions modifier la législation, a expliqué la ministre socialiste de l’Egalité, car elle humiliait les femmes qui devaient invoquer des problèmes psychologiques pour se faire avorter”. Le projet de loi continue de susciter la colère froide du principal parti d’opposition, le Parti populaire. “Cette loi montre clairement ce qu’est l’avortement libre, a dénoncé une élue du PP. C’est un système qui reflète ce qui se passait dans les anciens régimes d’Europe de l’est”. L’Eglise catholique, de tout temps très influente en Espagne, est la première à monter au créneau pour condamner ce projet de loi sur la libéralisation de l’avortement. Elle entraîne ses fidèles et de nombreux conservateurs dans des manifestations. Et l’Eglise promet de maintenir la pression de la rue.