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Le raz-de-marée provoqué sur les marchés financiers par l’annonce du défaut de paiement de l‘émirat de Dubaï sur une partie de sa dette s’est atténuée vendredi mais des questions importantes demeurent : et notamment celle concernant l’exposition totale directe des grandes banques internationales, britanniques particulièrement, aux problèmes financiers de l‘émirat. Dans ce climat de difficultés financières, ce que fait Dubaï, affirme Kamel Wazne, professeur de l’université américaine de Beyrouth, c’est ce qui se fait dans d’autres pays dans le monde. C’est un vieux concept keynesien : entretenir un déficit même pendant les périodes difficiles. Et je pense que Dubaï doit financer son déficit en vendant des obligations”. Les investisseurs des marchés boursiers européens ont gardé leur calme vendredi et les indices sont repartis à la hausse en fin de séance. La théorie de l’effet domino après le problème de Dubaï a été battue en brèche par de nombreux économistes pour qui la détèrioration du crédit ne se pose ni en Arabie Saoudite, ni à Abou Dhabi ni au Qatar. Mais d’autres craintes sont présentes. “Il y a une vraie peur que les arabes puissent vendre leurs participations dans l’automobile, explique Robert Halver, analyste chez Baader Bank. Qu’il y ait moins de commandes pour la construction que les promoteurs cessent de payer ou que les banques aient accordé trop de prêts. Mais on a survécu à la crise financière, et on survivra à ce problème aussi”. Les opérateurs des marchés financiers pensent que la ville-émirat va s’en sortir, grâce aussi à l’aide de son voisin Abou Dhabi dont deux banques ont totalement souscrit jeudi les 5 milliards de dollars de bons du Trésor au profit de l‘émirat de Dubaï. Après avoir reculé, les cours du pétrole brut se sont ressaisis vendredi : de 75 dollars dans l’après-midi, le baril de Brent de la mer du nord, séchangeait sur le marché londonien à près de 76 dollars et 80 cents quelques heures plus tard. Même tendance pour les cours de l’or qui avaient perdu 5% en quelques heures vendredi après l’annonce du défaut de paiement à 1136 dollars l’once et dont le cours est remonté à 1180 dollars l’once en soirée. Le dollar lui s’est raffermi par rapport au grandes monnaies mondiales.

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