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Divisions de la communauté internationale après les élections au Honduras

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Divisions de la communauté internationale après les élections au Honduras

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Même si la commission électorale a officiellement reconnu la victoire de Porfirio Lobo aux présidentielles au Honduras, les Partisans du président déchu Manuel Zelaya, eux, n’ont pas dit leur dernier mot. Après avoir appelé à un couvre-feu populaire et au boycott de l‘élection, ils étaient plusieurs centaines à manifester hier dans les rues de la capitale. La gauche, elle, reconnaît la victoire, malgré les doutes qui planent sur le taux de participation qui avoisinerait les 60%.

A 61 ans, Porfirio «Pepe» Lobo, portait les couleurs du Parti national. Pour lui, Zelaya fait partie du passé et il est nécessaire de se tourner maintenant vers l’avenir. L‘élection, en tout cas, divise une partie de la communauté internationale. L’Espagne dit ne pas la reconnaître sans pour autant l’ignorer. La plupart des pays sud-américains parlent de “mascarade”. Une opinion partagée par l’actuelle ministre des affaires étrangères du Honduras, Patricia Rodas, membre du camp Zelaya. “La majorité des pays de la communauté internationale maintiennent avec fermeté, bravoure et héroïsme leur position, dit-elle, et ils condamnent ce processus qui ne fait que conforter un coup d‘état et qui n’a rien de légitime pour le peuple du Honduras.” Réfugié à l’ambassade du Brésil au Honduras depuis la fin septembre, l’ancien président Manuel Zelaya continue de contester ces résultats, allant même jusqu‘à accuser les Etats-Unis de soutenir les chiffres officiels de la dictature. Pour lui la participation ne dépasserait pas les 35 %.