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Le sommet ibéro-américain d'Estoril s'achève sans consensus

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Le sommet ibéro-américain d'Estoril s'achève sans consensus

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Trop de voies discordantes pour parvenir à une déclaration commune sur le Honduras. C’est sur cet amer constat que s’est achevé le 19ème sommet des 22 pays ibéro-americains à Estoril, au Portugal. Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, qui considère que le scrutin n’est pas légitime, a même parlé de danger pour la démocratie en Amérique Latine. Allant jusqu‘à déclarer qu’il n’aurait tout simplement pas fait le déplacement au Portugal de si le sommet avait été consacré au Honduras.

Résultat, c’est la présidence portugaise du sommet qui a dû se charger de rédiger une déclaration commune sur l‘élection présidentielle de dimanche au Honduras. Déclaration qui condamne le coup d’Etat, et appelle au retour de Manuel Zelaya jusqu‘à la fin de son mandat, et surtout au dialogue dans ce pays d’Amérique Centrale. Le premier ministre portugais, José Sócrates, fait face à la situation tant bien que mal : “Après d’intenses négociations de dernière heure entre tous, a-t-il déclaré, nous sommes parvenus à un consensus, je crois.” María Piñeiro, journaliste euronews : “Pas de consensus sur l’Honduras, ni sur le climat, un des sujets qui aurait dû monopoliser les débats entre les pays ibéro-americains de ce sommet d’Estoril, alors qu’il ne reste que quelques jours avant le début de la Conférence de l’ONU sur le changement climatique à Copenhague.” Hier, des activistes de Greenpeace ont accroché une banderole sur la tour de Bélem, exigeant des dirigeants ibéro-américains qu’ils prennent des mesures concrètes contre le changement climatique. “Notre climat, votre décision”, voilà ce qu’on pouvait lire sur la banderole qui n’aura tenu que quelques heures.