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Les Américains doivent aider les Afghans à prendre la sécurité en main

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Les Américains doivent aider les Afghans à prendre la sécurité en main

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La nouvelle stratégie de l’armée Américaine en Afghanistan ne sera efficace que si les forces Afghanes sont correctement préparées à prendre seules en main la sécurité, et la lutte contre l’insurrection des Talibans. Les Américains, comme les Autorités Afghanes souhaiteraient d’ailleurs que ce processus se déroule le plus vite possible.

De l’avis de nombreux observateurs, il reste beaucoup de travail pour la formation des forces de sécurité. Surtout si les Américains doivent partir comme ils l’ont promis dans 18 mois. Actuellement, l’armée Afghane ne compte que 100 000 hommes. Elle espère en recruter 50 000 de plus en 2010, mais va devoir aussi régler le délicat problème de la désertion qui touche 10% des effectifs. 15% des soldats restants sont par ailleurs accrocs à des drogues en tout genre. Le nombre de policiers, 68 000 aujourd’hui, est lui aussi amené à être augmenté. Mais le recrutement pose problème dans un pays ravagé par l’illettrisme et la corruption. Par ailleurs, avec 1500 morts en 2009, les policiers Afghans paient clairement le plus lourd tribu à la violence des Talibans. Les autorités prévoient une très sensible augmentation des salaires, pour tenter de susciter des vocations. Pour que leur stratégie fonctionne, les Américains vont devoir aussi accentuer la lutte contre La culture de l’opium. L’Afghanistan est de très loin le premier producteur mondial, mais surtout l’opium participe à l’entretien du système de corruption du pays, et finance aussi une grande partie des activités des Talibans. Grâce à la culture de l’opium, les talibans obtiennent 106 millions d’euros par an depuis 2005, ce qui représente à titre de comparaison, plus de la moitié de l’aide internationale reçue par l’Afghanistan en 2007. Enfin, le défi pour l’armée Américaine et ses alliés sera aussi de gagner le soutien des population, en se rendant utile, et surtout en évitant à tout prix d‘être considérée comme une force d’occupation. Pour ne pas vivre la même déroute que l’armée Soviétique avait subi en Afghanistan dans les années 80.