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Vives tensions au sein de la droite italienne

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Vives tensions au sein de la droite italienne

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L’heure n’est plus vraiment aux embrassades entre Silvio Berlusconi et son allié Gianfranco Fini. C’est en tout cas ce que laisse entendre le quotidien Il Giornale, propriété de la famille du Cavaliere, qui affiche en une : “Fini a trahi son propre camp. Il doit s’expliquer, ou partir”.

L’affaire ne date pas d’hier. Début novembre, le président de la chambre des députés italienne avait eu des mots très durs à l‘égard de Berlusconi, lui reprochant notamment de confondre le leadership avec la monarchie absolue. Des propos tenus en privé, mais enregistrés à l’insu de l’ancien ministre des affaires étrangères de Berlusconi.

Le ministre du développement économique italien, Claudio Scajola, considère que Fini a franchi la ligne rouge. “Si les mots de Fini, qu’il a tenus en off devant une caméra, montrent quelque chose, dit-il, c’est bien une action et une ligne clairement différentes de celles du Parti du Peuple de la Liberté, notre parti”.

Fini, considéré de plus en plus comme un rival de Berlusconi à droite, a estimé ne pas devoir s’expliquer. Une zizanie qui arrange bien les affaires de l’opposition officielle de gauche. “Je pense que le centre-droit traverse en ce moment une situation chaotique terrible, a déclaré le chef de l’opposition Pierluigi Bersani. Tout cela ne serait sans doute pas pris au sérieux si cela ne coïncidait pas en plus avec une totale inaction de leur part sur le plan économique”.

Gianfranco Fini n’apprécie pas non plus les attaques du Cavaliere contre le système judiciaire et le parlement. Du coup, certains n’hésitent plus maintenant à le voir comme le véritable numéro un de l’opposition.