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Le temps, maître de la Fête des lumières à Lyon

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Le temps, maître de la Fête des lumières à Lyon

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Du 5 au 8 décembre la ville de Lyon vit au diapason de la traditionnelle Fête des lumières. Pour cette 11ème édition, 70 projets artistiques font briller la capitale des Gaules transformée pour l’occasion en un grand théâtre lumineux. Dans une ambiance féérique souvent empreinte de mystère, au rythme des illuminations, le temps s’arrête ou s’accélère.

“C’est vrai que beaucoup de projets tournent autour du temps” explique Najat Vallaud-Belkacem, adjointe au maire de Lyon. “le temps qu’il est, le temps qu’il fait. C’est un petit peu les bâtiments de l’Hôtel de Ville et du Musée des Beaux Arts qui sont aux prises avec les tempêtes, le verglas ou la canicule, donc beaucoup des choses autour du temps.” Le temps, maître des lieux. Pluie, neige, chaleur, en plein coeur de la ville, il se décline dans tous ses états. Allégorie du temps qui passe et du temps qu’il fait. Cette scénographie fantastique joue avec les façades livrant un spectacle époustouflant ou se mêlent effets visuels et sonores. “En fait le temps représente soit le temps “time”, soit le temps “weather”, les intempéries et le temps qui s‘écoulent détaille une artiste, et en jouant avec ces deux notions là on a voulu agir sur les façades et leur faire subir les différentes intempéries qu’on a pris en exemple, c’est à dire le froid avec la façade qui se brise, qui se gèle, la chaleur avec la façade qui fond et la façade qui se remplie d’eau de pluie. Ces trois formes d’ambiance climatique nous ont améné -avec un côté un petit peu catastrophique – à montrer peut-être quel pourrait être l’avenir de la planête, donc c’est un clin d’oeil.” Dans le vieux Lyon, Place Saint-Jean, sur la rive gauche de la Saône, le temps s’arrête. Retour à l‘époque des bâtisseurs. A partir du 12ème siècle, ils mettront plus de 300 ans pour ériger l’église Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne, plus souvent appelée Cathédrale Saint-Jean. Place des Jacobins on revisite La “Dolce Vita”. Un remake lyonnais du film de Felini qui semble séduire des spectateurs de plus en plus nombreux. Chaque année, la fête des lumières c’est plusieurs millions de visiteurs dans les rues de Lyon. Il aura fallut attendre l‘édition 2009 pour voir la façade de la Basilique de Fourvière mise en lumière. L’idée, renouer avec la symbolique de la fête. Le tout au son d’une vingtaine de carillons.