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Copenhague : les polémiques , et l'attente du vrai projet d'accord

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Copenhague : les polémiques , et l'attente du vrai projet d'accord

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La défense de la planète est l’affaire de tous, mais la bagarre se joue en ordre dispersé à Copenhague. Trois jours après l’ouverture de la conférence sur le climat, les tensions montent entre pays en développement et pays riches, suspectés de ne pas prendre leurs responsabilités.

La fièvre est montée d’un cran après la divulgation d’une proposition de texte du Danemark testée auprès de certains pays, et perçue par les pays en développement comme une manière de les tenir à l‘écart.

“Son but stratégique, c’est d’annuler l‘équillibre des obligations entre pays en développement et industrialisés, nous n’accepterons pas un accord qui condamne 80% de la population mondiale à plus de souffrance et d’injustice”, a immédiatement tonné le délégué soudanais Lumumba Stanislas Dia-Ping, dont le pays préside la coalition du G-77.

Un texte qui n’aurait pas fait mention du protocole de Kyoto, seul traité contraignant à ce jour pour les pays industrialisés…

Le pays hôte de la conférence a concédé des documents de travail, des brouillons, mais démenti tout projet de texte secret : “il y a eu beaucoup d‘émotion sur un certain projet de texte danois qui tout simplement n’existe pas” a assuré la présidente du sommet.

Seules promesses claires à ce stade, le déblocage d’environ 10 milliards de dollars par an dès l’an prochain et sur trois ans, pour aider les pays les plus vulnérables, dont trois milliards de dollars venant de l’UE.

Pour autant, aucun pays industrialisé n’a précisé le montant de sa contribution, alors que les politiques d’adaptation au changement climatique des pays les plus pauvres sont évaluées à plus de 50 milliards de dollars par an d’ici 2050.