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Les Etats insulaires appellent les pays émergents à plus d'efforts

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Les Etats insulaires appellent les pays émergents à plus d'efforts

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Une prière à notre mère la Terre suffira-t-elle à assurer le succès de Copenhague ? Des Boliviens sont venus au Danemark avec une revendication : changer le modèle capitaliste, pour défendre la vie.

Défendre la vie, défendre leurs vies, leurs terres, c’est le cri d’alarme aussi des pays menacés par le réchauffement climatique. Les Etats insulaires, en tête. Le représentant de l’archipel des Tuvalu réclame que le réchauffement de la planète soit limité à 1,5° degré au lieu de deux. La condition pour sauver ces îles. Il a obtenu une suspension des négociations pour que cette question soit débattue.

Et les habitants des îles menacées réclament aussi un engagement important des pays en développement. C’est le cas de Ashwini, venue spécialement des Fiji, pour critiquer l’attitude de la Chine de l’Inde ou du Brésil : “En tant qu’insulaire je regrette que les pays émergents soient seulement intéressés par eux-mêmes, par leur problèmes financiers. Ils ne sont même pas concernés par la survie des îles. Les esprits s‘échauffent et sont en colère. Ce n’est pas seulement dans mon île que la température monte. L’humeur de ces négociations climatiques chauffe aussi.”

Le changement climatique est en passe de faire disparaître l’archipel des Tuvalu, l’un des plus petits Etats du monde au milieu du Pacifique Sud. La montée des eaux pourrait submerger les Tuvalu, actuellement à 4,50 m au-dessus du niveau de la mer.

Et ses habitants verront peut-être un jour leur terre disparaître avant eux.