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Argentine: "l'Ange blond de la mort" face à ses juges

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Argentine: "l'Ange blond de la mort" face à ses juges

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Le procès d’Alfredo Astiz s’est ouvert ce vendredi à Buenos Aires. L’ex-officier de marine surnommé “l’ange blond de la mort” sous la dictature argentine est accusé d‘être impliqué dans la disparition de douzaines de personnes entre 1976 et 1983 est apparu en jean et pullover à son procès alors que ses 19 co-accusés portaient tous le costume. Une attitude interprêtée comme un rejet du tribunal civil qu’il ne reconnaît pas. A l’extérieur du tribunal plusieurs membres des “mères de la place de mai”, qui recherchent toujours leurs enfants, goûtaient ce moment attendu depuis plus de 30 ans. Parmi les victimes présumées d’Astiz, deux religieuses françaises, enlevées entre le 8 et le 10 décembre 1977. Comme beaucoup d’autres, elles furent transférées à l’Ecole de mécanique de la marine, l’ESMA, un lieu de torture que les Argentins considèrent comme une honte dans l’histoire de leur pays. Sur les quelque 5.000 opposants au régime qui transitèrent par l’ESMA, seul 250 ont survécu.