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Aminatou Haidar : symbole du conflit au Sahara Occidental

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Aminatou Haidar : symbole du conflit au Sahara Occidental

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En grève de la faim depuis maintenant trente jours à l’aéroport de Lanzarotte aux Canaries, cette femme de 42 ans exige qu’on la laisse rentrer chez elle à Laâyoune au Sahara Occidental. D’où elle a été expulsée par les autorités Marocaines.

Aminatou Haidar a recu de nombreux soutiens en Espagne.
Son état de santé inquiète de plus en plus, mais elle refuse de demander pardon au Maroc pour avoir, comme lui reproche Rabat, “renié sa nationalité marocaine”. En tant que Sahraouie, elle demande l’autodétermination pour son peuple.

Territoire de 266 000 km² au Nord-Ouest de l’Afrique, Le sahara Occidental est revendiqué à la fois par le Maroc et par le Front Polisario, mouvement militaire indépendantiste Sahraoui. C’est d’ailleurs pour se proteger des incursions du Front, que le Maroc a érigé un mur de défense en plein coeur du désert.

L’histoire remonte à 1975. Le Sahara Occidental est alors une colonie espagnole dont le Maroc, qui le considère comme sien, n’a de cesse de réclamer la restitution.
Le 6 novembre, le roi Hassan 2 lance la marche verte forte de 350 000 volontaires portant Coran et drapeau Marocain. Madrid plie, et officialise le partage du territoire entre Maroc et Mauritanie.

Mais les Sahraouis, soutenus par l’Algérie, n’ont pas été consultés. Ils veulent l’indépendance, et considèrent Marocains et Mauritaniens comme de nouvelles forces d’occupation.
Le 27 février 1976, le front Polisario proclame la République Arabe Sahraouie Démocratique.

La guerre éclate. Les rebelles du front Polissario se battent contre les troupes Marocaines et Mauritaniennes.
En 1979, la Mauritanie accepte d’abandonner ses territoires, mais ils sont aussitôt annexés par le Maroc.
Depuis, un cessez le feu a bien été signé en 1991, mais la guerre ne s’est en fait jamais arrétée.

Aujourdhui, c’est toujours l’impasse. Le Maroc propose une large autonomie sous sa souveraineté alors que Le Front Polisario, soutenu par Alger réclame un référendum d’autodétermination.

Avec sa grève de la faim, Aminatou Haidar a donné un veritable coup de projecteur mondial sur un conflit plus que trentenaire.