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Copenhague : quels ingrédients pour l'accord idéal ?

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Copenhague : quels ingrédients pour l'accord idéal ?

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Le restaurant Nimb a de quoi inspirer les décideurs réunis à Copenhague par le Sommet sur le climat.

Respecter l’environnement est une priorité pour Thomas Herman, son chef étoilé au guide Michelin. Quelque chose qu’il a toujours à l’esprit quand il choisit les produits destinés à sa clientèle.

“Le plus important pour la cuisine ici au restaurant, c’est bien sûr les ingrédients, affirme-t-il. Et après je dirais que c’est l‘équipe qui prépare les plats pour les invités.”

On ne trouvera pas de mets aussi fins aux tables du Bella Centre, mais les négociateurs ont le même souci du détail dans leur quête de l’accord parfait.

Isabelle Kumar, envoyée spéciale d’Euronews à Copenhague, a entrepris de demander aux participants quelle est la recette du succès au Cop 15.

“Quel est l’ingrédient secret pour cuisiner un accord qui fonctionne ici ?”

“Le fait est que si nous ne reconnaissons pas que nous n’avons que ce monde là, si nous échouons, nous sommes finis,” lui répond l’archevêque sud-africain Desmond Tutu.

Pour Lykke Friss, ministre danoise du Climat, “ce devrait être un pot-au-feu très goûteux avec de nombreux ingrédients différents, parce qu’il y a tellement de gens qui essaient de manger ce pot-au-feu, que chacun doit y retrouver cette saveur particulière qu’il aime vraiment.”

“Ce qui est important, c’est de travailler tous ensemble comme en cuisine, renchérit le président des Seychelles, James Michel, avec différents chefs oeuvrant de concert, associant différents ingrédients de sorte qu’au final, nous puissions obtenir un repas maison acceptable pour tous.”

Pour Graham Watson, député britannique au parlement européen, “tout bon plat doit être équilibré, et ici, il nous faut équilibrer les quotas de réduction des émissions de CO2, en fonction de ce que nous dit la science. Il nous faut équilibrer les besoins des pays en développement et les sommes que les pays développés sont prêts à payer. Il nous faut aussi investir beaucoup plus de confiance dans tout le processus.”

Le mot de la fin revient à Rajendra Pachauri, présidente du panel intergouvernemental onusien sur le réchauffement climatique : “il est particulièrement important que ceux qui ont les ingrédients, c’est à dire essentiellement les pays riches, ne les accaparent pas, ne rechignent pas à procurer ce qui serait vraiment un bon repas.”

Comment régler l’addition, comment la diviser entre les participants au banquet ? C’est un des plus grands casse-tête qu’ont à résoudre les négociateurs à Copenhague.