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Copenhague : une organisation chaotique

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Copenhague : une organisation chaotique

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Quand un prix Nobel de la paix est obligé de multiplier les coups de fil pour se voir ouvrir les portes du Bella Centre, cela se remarque à Copenhague. D’autant plus quand il s’agit de Rajendra Pachauri, le Président du Groupement d’experts intergouvernemental sur l‘évolution du climat. Certes, un sommet d’une telle ampleur, réunissant plus de 190 pays, est inédit.

Connie Hedegarde, ministre danoise de l’environnement et à présent vice-présidente du sommet reconnaît que “c’est un peu chaotique.” Mais dit-elle, “pas plus que d’habitude dans les trois derniers jours de ce genre de négociations. Vous ne devriez pas sous-estimer le fait que derrière ce que vous voyez, beaucoup de gens sont en train de travailler très dur.”

Mais le chaos vaut pour tout le monde. Y compris pour les activistes qui tentent de faire pression sur les décideurs. Sortir du centre de conférences relève du défi. De même qu’y entrer. Les organisateurs ont accordé deux fois plus d’accréditations que de places dans le Bella Centre. Ils sont débordés.

“Hier, un journaliste m’a dit qu’il avait dû attendre 9 heures pour obtenir une accréditation, c’est énorme !” explique un jeune homme interrogé dans le couloirs du Bella centre.

“Je trouve insensé que des ONG aient été exclues de la conférence, commente un autre. Elles travaillent avec l’ONU et des pays qui développent des structures adaptées au réchauffement climatique. Les exclure à la dernière minute est tout simplement honteux.”

L’Inde a dénoncé un bazar intégral, tandis que le Brésil a officiellement protesté auprès du Danemark, le chef de sa délégation s‘étant vu barrer le passage par un service d’ordre impitoyable.

La police danoise est quant à elle pointée du doigt pour les centaines d’arrestations préventives.