Dans les Kiribati, le réchauffement climatique fait peur, et pour cause. Il est synonyme de submersion. Ces archipels du Pacifique composés de 32 atolls et d’une île dépassent à peine le niveau de la mer. Avec la montée des eaux, certains villages ont déjà dû être relocalisés. Et le président, Anote Tong, dit son abattement :
“Même deux degrés, c’est trop pour nous. Alors à trois degrés, cela n’a plus aucune importance puisque nous aurons déjà disparus de la surface de la terre. C’est la raison pour laquelle nous demandions une limitation à 1,5 degrés.
Ici, il y a des pays qui considèrent la croissance économique comme étant le prix à payer. Mais nous, l’ultime prix que nous aurons à payer sera celui de notre survie en conséquence au changement climatique. Je ne pense pas que ce soit comparable”, martèle-t-il.
Malgré les cris d’alarme des états insulaires menacés à Copenhague, l’hypothèse de descendre en-deça des deux degrés n’aura pas fait long feu face aux grandes puissances.
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