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A Copenhague, la colère de certains

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A Copenhague, la colère de certains

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Quelques pays ont publiquement exprimé leur colère samedi matin en session plénière. Colère de se sentir méprisés par les auteurs d’un texte qui, estiment-ils, ne tient pas compte de leurs problèmes. C’est le cas de l’archipel de Tuvalu, dans le Pacifique. Une nation menacée de disparition sous la montée des eaux.

“Monsieur le président, notre avenir n’est pas à vendre, a ainsi déclaré le délégué de Tuvalu, Ian Fry. Alors, j’ai le regret de vous informer que Tuvalu ne peut pas accepter ce document.” Et il a comparé le texte présenté à “une poignée de petite monnaie qui trahit (son) peuple”.

En colère également, la déléguée du Vénézuela. Elle a brandi sa main et dévoilé un doigt entaillé. En expliquant qu’elle s‘était mutilée pour se faire entendre. “Monsieur le président, pensez-vous qu’un pays souverain doive ainsi se couper la main et montrer son sang ? Cette main qui saigne veut maintenant parler et elle a les mêmes droits que n’importe laquelle de celles des membres de ce que vous appelez le groupe représentatif des dirigeants !” Une allusion à la trentaine de pays à l’origine du texte qu’elle et d’autres dénoncent…

La Bolivie s’est quant à elle dite “offensée par l’absence de démocratie et de transparence” pendant la conférence. Cuba comparant même le président américain Obama à un “empereur”.