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A Copenhague, la montagne a accouché d'une souris

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A Copenhague, la montagne a accouché d'une souris

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Un accord, ou plutôt une déclaration politique non contraignante, a été présentée par les représentants d’un groupe restreint de grandes puissances et de pays émergents. A peine ce simili-accord annoncé hier soir, plusieurs délégués de pays du sud l’ont rejeté, sur la forme, le jugeant irrespectueux du processus onusien, ou sur le fond.

L’un des seuls éléments clés qui ressort du texte, c’est la limite à 2°C de la hausse des températures d’ici 2020.

De l’aveu même de Jose Manuel Barroso, la conférence n’a rien d’une réussite: “Je ne cacherai pas ma déception en ce qui concerne le caractère contraignant ou non du futur accord. A cet égard le texte mis au point aujourd’hui arrive très loin de nos attentes”.

L’objectif de diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, par exemple, a été abandonné.

Barack Obama s’est envolé de Copenhague après avoir annoncé – ce sont ses termes – un accord significatif, un point de départ…

Le représentant de Greenpeace France: “C’est un désastre. Cela représente en fait plusieurs pas en arrière par rapport au Protocole de Kyoto. Il n’y a aucune substance… Il n’y a plus aucune référence à la science”.

Atmosphère de confusion générale en tous cas pour cette dernière nuit à Copenhague… Et au final, un texte qui risque de ne même pas faire l’unanimité.