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Copenhague: le film des évènements de la nuit

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Copenhague: le film des évènements de la nuit

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Le sommet a finalement accouché d’une souris, mais comme l’ont dit plusieurs chefs d’Etats, “il valait peut être mieux obtenir un mauvais accord que rien du tout.”

C’est une réunion de la dernière chance qui semble avoir débloqué une situation qui était dans l’impasse. Trente chefs d’Etats dont ceux des grands pays pollueurs ont finalement décidé pour les 163 autres.

Mais comme le confirme le président français Nicolas Sarkozy, les choses n’ont pas été simples.

“Il y a eu beaucoup de tension, je ne vous le cache pas. A un moment donné on a même pensé que certains des grands participants étaient decidés à quitter la conférence. Et on est pas passé loin d’une absence d’accord. S’il n’y avait pas eu d’accord, cela veut dire que deux pays aussi importants que la Chine et l’Inde qui représentent deux milliards et demi d’habitants sur six milliards se trouvaient libérés de toute forme de contrainte.” a-t-il déclaré.

C’est la Chine qui lors de la réunion a menacé de quitter le sommet, Pékin qui ne voulait pas voir une institution onusienne surveiller ses efforts pour diminuer ses émissions de gaz à effet de serre.
Quant aux Etats Unis, il semble que Barack Obama ait dû prendre en compte l’avis de ses concitoyens et celle du Sénat qui n‘était pour l’heure pas prêts à supporter les conséquences d’un accord plus ambitieux.

Comme Barack Obama, les chefs d’Etat des plus grand pays ont quitté Copenhague après s‘être mis d’accord sur le texte, laissant la majorité des autres pays de la planète sur leur faim.

Plusieurs Etats ont d’ailleurs immédiatement contesté l’accord estimant qu’il ne permettait pas de répondre aux défis du changement climatique.