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RD Congo : Le mandat de la MONUC devrait être reconduit

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RD Congo : Le mandat de la MONUC devrait être reconduit

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Le mandat de la Mission d’Observation des Nations Unies en Republique Démocratique du Congo devait être reconduit ce lundi pour au moins 6 mois.

Déployés depuis dix ans, les Casques Bleus aident les forces Congolaises à sécuriser un pays immense, et en proie à de trés nombreuses milices armées.

La MONUC vient d’ailleurs d‘être mise en alerte, car des rebelles Ougandais menacent de perpetrer à nouveau des massacres de masse dans l’Est du pays. L’an passé entre Noël et le jour de l’An, ils avaient tué 800 personnes.

La MONUC compte 16500 hommes qui se battent, entre autres, contre les rebelles Ougandais et les rebelles Hutus Rwandais, dans l’Est du pays.

La force de l’ONU vient aussi de déployer une base près de Dongo, dans le nord-ouest, région de laquelle des dizaines de milliers de personnes ont fui vers le Congo-Brazzaville voisin.

Ce sont des conflits inter-ethniques, liés à des litiges sur des droits de terre et de pêche, qui sont à l’origine des violences qui ont éclaté fin octobre à Dongo et dans sa région.

Les affrontements ont fait une centaine de morts, et des dizaines de milliers de réfugiés. 84 000 personnes ont fui, de l’autre côté du fleuve, au Congo-brazzaville.

“On a traversé le fleuve en pirogue, mais il y en a d’autres qui sont passés sur des bidons, sur des morceaux de bois, ou en s’accrochant à des pirogues. Certains n’ont pas tenu et se sont noyés. Beaucoup de gens se sont noyés”, explique l’une des réfugiées.

La MONUC et les forces congolaises ont repris le contrôle de Dongo la semaine dernière, mais la situation est particulièrement critique pour les réfugiés.

Selon l’ONU, ils sont éparpillés sur 500 kilomètres le long des rives du fleuve Oubangui. Plusieurs observateurs, dont les membres de l’ONG Medecins sans Frontières présents sur place, craignent maintenant des épidémies de palud, ou autres maladies respiratoires et diarrhéiques.

Faute d’eau potable, les réfugiés boivent dans le fleuve, et faute de centre de santé, les malades se rendent de l’autre côté de la frontière, à Bétou qui abrite l’hôpital de référence de la région.

A Bétou, une ancienne fabrique d’allumettes a été aménagée pour accueillir les réfugiés, mais cela ne signifie pas, et beaucoup doivent encore se résoudre à dormir dans la forêt voisine.