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La Lithuanie va fermer son unique centrale nucléaire le 31 décembre

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La Lithuanie va fermer son unique centrale nucléaire le 31 décembre

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Le 31 décembre, la Lithuanie dira adieu à son unique centrale nucléaire, Ignalina, qu’elle fermera conformément aux exigences de Bruxelles. Une fermeture prévue de longue date…

Inaugurée en 1983 dans ce qui était alors la République soviétique de Lithuanie, l’histoire d’ Ignalina va basculer trois ans plus tard, avec la catastrophe de Tchernobyl.

Ce mois d’avril 1986, une explosion se produit dans le réacteur numéro 4 de la centrale ukrainienne, avec les conséquences tragiques que l’on sait.

A cette époque, le premier réacteur d’Ignalina, lui fonctionne à plein régime… Le deuxième sera mis en service un an plus tard. Or ces réacteurs de conception soviétique sont du même type que ceux de Tchernobyl, le plus puissant au monde avec une puissance électrique de 1500 MW. Après la catastrophe, ils seront bridés à 1 360 MW.

Tchernobyl a continué d’exister 14 ans après la catastrophe. Les Européens eux feront fait pression sur la Lithuanie pour qu’elle ferme Ignalina en échange de son ticket d’entrée dans l’Union.

Aujourd’hui le directeur ne comprend toujours pas cette décision: “Les experts internationaux ont estimé qu’il y avait une probabilité d’un accident majeur à ignalina pour un million d’années d’activité. C’est très très faible.”

La décision est d’autant plus amère pour les salariés que 231 millions d’euros avaient été injectés au cours des 15 dernières années pour améliorer la sécurité de la centrale.

Le premier réacteur a été fermé en 2004. Il fournissait 90% des besoins en électricité du pays. Le second activé en 1987 sera donc fermé à la fin de l’année. Son démantèlement qui durera 25 ans est chiffré1 milliards d’euros. Un millier de personnes perdront leur emploi et les particuliers verront leur facture d‘électricité augmenter de 30%

Un coût élevé donc pour un pays plongé dans une grave crise économique, et qui va se trouver dépendant de ses voisins pour la fourniture d‘électricité.

Le gouvernement ne renonce pas pour autant et envisage depuis quelques années déjà la construction d’une nouvelle centrale.