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La Grande-Bretagne reste un eldorado pour les clandestins, malgré la fermeture de la jungle de Calais

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La Grande-Bretagne reste un eldorado pour les clandestins, malgré la fermeture de la jungle de Calais

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Malgré l’hiver particulièrement rude, les clandestins n’ont pas totalement déserté la jungle de Calais, comme la nommait le ministre de l’immigration français Eric Besson, qui l’avait pourtant faite évacuer et démolir le 22 septembre dernier, à grand renfort de caméras. Ce jour-là, 278 d’entre eux avaient été interpelés. Et plus de la moitié placés en garde à vue, à l’exception des mineurs.

«Ils sont dans des cabanes de palette et de plastique, déclare Jean-Marie Devulder, résident de Calais. Ils sont à ensemble à dire “nous aussi, on veut vivre, nous aussi, on veut essayer de survivre simplement“»

«Au total, ce sont 230 personnes qui ont déjà demandé l’asile politique depuis le mois de juin, affirme Vanessa Saenen, du HCR. La procédure prend du temps, alors nous ignorons encore le nombre de personnes qui auront une réponse favorable. Et puis il y a aussi des gens qui ont quitté le pays, de la Belgique vers la Scandinavie, mais beaucoup d’entre eux sont revenus et vivent toujours dans des conditions de précarité.»

De plus en plus de migrants ont donc choisi de tenter leur chance à Ostende, cité balnéaire du nord-ouest de la Belgique où personne n’a vraiment envie de revivre le calvaire de Calais. Et le travail ne manque pas pour les associations d’aide aux démunis.

«A Calais, la police est très dure, affirme un réfugié(…). Et en Hollande, tu peux te retrouver en prison. Ici à Ostende, il n’y a pas de problème, la police ne dit rien.»

Après Calais, rien n’a donc vraiment changé, et la Grande-Bretagne, située de l’autre côté de la mer, continue d‘être, aux yeux des migrants, l’eldorado tant espéré.