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Un Britannique exécuté en Chine

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Un Britannique exécuté en Chine

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La Chine confirme: elle a bien exécuté par injection un Britannique, ça s’est passé ce mardi à Urumqi, capitale du Xinjiang. En donnant son feu vert, la Cour Suprême chinoise a envoyé un message très clair: la peine capitale est essentielle pour instiller la peur et empêcher les crimes.

Akmal Shaikh, 53 ans, a été condamné pour trafic de drogue à l’issue d’un procès expéditif. Il était décrit comme un homme obsédé par l’idée que sa chanson évoquant un lapin allait apporter la paix dans le monde. Selon ses proches, il souffrait de graves troubles psychiatriques et de crises de délires.

Selon Amnesty International, la Chine a procédé à plus de 1700 exécutions cette année. “Ce qui est vraiment effrayant explique cette porte-parole d’Amnesty International, c’est que les autorités chinoises n’ont pas appliqué les lois intérieures chinoises qui auraient pu atténuer le verdict dans ce cas précis, étant donné la maladie mentale du prévenu.”

Malgré les appels à la clémence et les démarches diplomatiques, Pékin est allé jusqu’au bout. Et dans les rues de la capitale chinoise, certains ne semblent pas s‘émouvoir outre mesure de cette exécution. “Ils interfèrent avec l’indépendance de la justice chinoise dit cette jeune Chinoise. Chaque pays possède ses propres lois, elles doivent être respectées. Il a enfreint la loi en Chine, il devait donc être puni.”

Gordon Brawn, le Premier ministre britannique a fermement condamné cette exécution et s’est dit préoccupé par l’absence d’examen de la santé mentale du prévenu. Pékin s’est aussitôt insurgé, affirmant qu’il avait agit en conformité avec la loi.