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Les agences américaines de renseignement débordées par la surabondance d'information

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Les agences américaines de renseignement débordées par la surabondance d'information

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Tout le monde a entendu parler de la CIA, du FBI, de la NSA, mais il en existe bien d’autres.
En tout, l’appareil de renseignement américain compte 16 agences.

Et c’est le système tout entier qui s’est fait vertement tancé par le président Obama la nuit dernière.

Le manque de communication entre toutes ces agences, un problème déjà épinglé par le pouvoir en place après les attentats du 11 septembre 2001, symbole de la faillite du renseignement américain.

Il avait été alors reproché à la CIA, en charge de l’espionnage, et au FBI, chargé du renseignement intérieur, de ne pas avoir su prévenir ces attaques.

Et pourtant, les informations étaient à portée de main. Le FBI aurait ignoré les mises en garde sur les cours de pilotage pris par des ressortissants du Proche-Orient.

Rivalité historique entre les deux grandes agences, cloisonnement des informations, bureaucratisation des services… autant de raisons pouvant à elle seule expliquer ce fiasco.
Au lendemain des attaques sur le World Trade Center, le président de l‘époque, George W. Bush engage une profonde réforme du système de renseignement.

Elle abouti trois ans plus tard à la signature de la Loi créant le poste de DNI. Ce Directeur du Renseignement National est chargé de coordonner l’ensemble des agences. Il est aussi le principal conseiller du Président pour la sécurité nationale.

Parmi les agences que chapeaute le bureau du DNI, figure le NCTC, centre national du contre terroristme. Cinq ans après sa création, c’est cette agence qui vient d‘être prise à défaut par la tentative manquée d’attentat sur le vol Amsterdam-Détroit.

Les images de ce lieu sont rares, elles pourront rappeler à certains des séries télé. Celles-ci ont été filmées lors d’une visite du président Obama en octobre dernier.

C’est ici que sont sensées converger toutes les informations glanées dans le cadre de la lutte anti-terroriste, un véritable Stock Exchange du renseignement. Mais le NCTC se retranche derrière la surabondance d’information à analyser et à traiter. Un paradoxe.