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Les services secrets américains alertés bien avant l'attentat manqué du 25 décembre

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Les services secrets américains alertés bien avant l'attentat manqué du 25 décembre

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Comment Umar Farouk Abdulmutallab a-t-il pu passer à travers les filets des services de sécurité des Etats Unis, compte-tenu des informations suspectes que ceux-ci avaient depuis quelques semaines?

Les services secrets américains avaient en effet collecté des renseignements venant de plusieurs sources sur le jeune nigérian, et sur les intentions d’Al Qaeda dans la Péninsule Arabique d’attaquer les Etats-Unis.

Quatre mois avant l’attentat manqué du 25 décembre, une conversation téléphonique entre les chefs de cette branche d’Al Qaeda est interceptée par la National Security Agency. Elle révèle qu’un nigérian non-identifié pourrait commettre un attentat.

La NSA communique cette information au NCTC, le National Counterterrorism Center.

Le 19 novembre, la CIA apprend que le père d’ Abdulmutallab a demandé de l’aide à l’ambassade américaine d’Abuja pour retrouver son fils disparu.
La CIA transmet des informations biographiques sur Abdulmutallab au NCTC.

Le 20 novembre le Département d’Etat, mis au courant par ses diplomates présents à l’ambassade d’Abuja la veille, transmet aussi l’information au NCTC.

Pour autant, les fonctionnaires du Département d’Etat ne la considèrent pas suffisante pour annuler le visa pour les Etats-Unis d’Abdulmutallab.

Le Bureau du Directeur de l’Intelligence National, Dennis Blair, avait aussi intégré des informations sur les visées d’Al Qaeda dans la Péninsule Arabique.

Dernier élèment, le PETN, l’explosif cousu aux sous-vêtements du jeune nigérian est similaire à celui utilisé par un kamikaze le 27 août lors d’une tentative d’assassinat du prince Mohammed bin Nayef, le chef des services de contre-terrorisme d’Arabie Saoudite.

La Maison Blanche avait été informée de l’emploi par Al Qaeda de ce nouvel explosif .