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Islande : branle-bas de combat autour de la dette "Icesave"


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Islande : branle-bas de combat autour de la dette "Icesave"

C’est le branle-bas de combat dans les sphères du pouvoir en Islande. Depuis le refus du président hier de promulguer la loi Icesave et sa décision de la soumettre à un référendum, le gouvernement a multiplié les réunions d’urgence, avec les partenaires sociaux et les députés de la coalition.

Car la décision du chef de l‘état pourrait avoir des conséquences sur le déblocage de prêts internationaux de plusieurs milliards d’euros pour cette île qui s’est effondrée financièrement avec la crise l’an dernier.
Les agences de notation financière Standard & Poor’s et Fitch, elles, ont réagi rapidement en rétrogradant l’Islande.

La loi Icesave a été votée à une très courte majorité par le Parlement dans la nuit du 30 au 31 décembre. Elle est destinée à rembourser 3,8 milliards d’euros au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Une somme qu’ils ont avancé pour indemniser plus de 300 00 de leurs concitoyens lésés par la faillite de la banque islandaise Icesave.
Ces 3,8 milliards représentent près de 40% du Produit intérieur brut annuel de l‘île, soit 12 534 euros par habitant.

Une bonne partie des contribuables ne comprennent pas pourquoi ils doivent payer les erreurs commises par les banques qui ont fait faillite. 60 000 personnes , soit près d’un quart de l‘électorat- ont signé une pétition contre la loi Icesave.
La décision du président de soumettre la loi à un référendum vient donc de cette pression populaire. Les gouvernements britanniques et néerlandais se sont dits déçus mais veulent leur remboursement.

Le référendum pourrait se tenir le 20 février. Londres a déjà prévenu qu’un vote négatif pourrait influer sur son soutien à la candidature islandaise à l’entrée de l’Union européenne.

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