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Russie : attentat-suicide sanglant au Daghestan

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Russie : attentat-suicide sanglant au Daghestan

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Le Daghestan donne du fil à retordre au Kremlin.
Un attentat-suicide à la voiture piégée a fait des dizaines de victimes ce mercredi matin dans la capitale, Makhatchkala. Parmi elles, des policiers.

Ce type d’attaque terroriste est le moyen privilégié des rebelles islamistes dans cette république du Caucase du nord.
Les violences sont si nombreuses que Moscou a jugé qu’elles constituaient le problème le plus important à gérer pour le Kremlin sur le plan intérieur.

La rebellion islamiste s’est intensifiée au cours de l’année 2009. Une rebellion nourrie par la lutte des clans, la pauvreté et la corruption. Elle trouve ses origines dans les deux guerres qui ont déchiré la Tchétchénie voisine dans les années 90 et au début des années 2000.

C’est au Daguestan, que le deuxième conflit a débuté en 1999. Des fondamentalistes musulmans venus de Tchétchénie, avec à leur tête Chamil Bassaïev y avaient fait irruption afin d’y instaurer une république islamique. Ils ont été repoussés par les troupes russes. Pour certains, cette intrusion a été un prétexte à l’entrée en guerre de Moscou contre la république tchétchène. 10 ans, plus tard, officiellement, le conflit est fini en Tchétchénie.
En avril dernier Moscou annoncait la fin de l’“opération antiterroriste” dans la république rebelle.
En réalité, les foyers d’insurrection ont gagné les républiques voisines. Ingouchie, Daghestan, Ossétie du nord.

En juin dernier, après l’assassinat du ministre de l’Intérieur du Daghestan, le président russe y effectuait une visite surprise. Reprenant les accents musclés de son prédécesseur, Medvedev disait vouloir “liquider la racaille terroriste”.