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Troisième jour de grève à Rouïba, en Algérie

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Troisième jour de grève à Rouïba, en Algérie

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Les forces anti-émeutes algériennes ont tenté jeudi de maîtriser la grogne sociale de Rouïba. Les quelques 50.000 salariés de cette zone industrielle, située à 15 kilomètres d’Alger, en étaient à leur troisième jour de grève lorsque des échauffourées ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre, faisant 5 blessés.

Les grévistes réclament une augmentation salariale et rejettent la réforme des retraites voulue par le Premier ministre Ahmed Ouyahia.

“Nous ne reprendrons le travail que lorsque nous aurons obtenu ce que nous demandons. Premièrement, nous exigeons une augmentation. Deuxièmement, nous voulons garder nos retraites intactes parce que nous faisons un travail difficile dans cette compagnie. Les employés ne peuvent pas travailler jusqu‘à 60 ans. La question de la retraite ne concerne pas uniquement les salariés de la SNVI mais tous les Algériens”, explique Zetoto Mustapha, syndicaliste de 55 ans.

La SNVI, la Société nationale de véhicules industriels, dispose d’un poids syndical important. Le mouvement pourrait donc perdurer, au grand dam des autorités.

Alger veut fixer l‘âge de la retraite à 60 ans. Jusqu’ici, les ouvriers de Rouïba pouvaient arrêter de travailler après 30 ans de cotisations. Certains d’entre eux ont commencé à travailler à l‘âge de 17 ans.