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Femeture d'Opel à Anvers : l'ensemble des salariés européens solidaires de leurs collègues belges

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Femeture d'Opel à Anvers : l'ensemble des salariés européens solidaires de leurs collègues belges

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59 ans après son installation sur le site d’Anvers, le groupe Opel a confirmé sa fermeture prévue au milieu de cette année. La majorité des sites européens devrait subir des suppressions de postes, ou des baisses de salaire, dans le meilleur des cas. Des salariés de l’ensemble du continent ont fait le déplacement aujourd’hui en Belgique, en signe de solidarité.

“Nous savons ce qu’ils ressentent, déclare Mick Whitley, salarié de Vauxhall en Grande-Bretagne. Nous avons nous-même été dans cette situation à Luton il y a quelques années, quand ils ont fermé cette usine de Grande-Bretagne”.

Même élan de solidarité chez les salariés allemands. 4 000 postes devraient passer à la trappe dans leur pays, 8300 sur l’ensemble de l’Europe.

“Pourquoi avoir fait le déplacement depuis Eisenbach, explique Marthias Rochau, salarié d’Opel en Allemagne ? Parce que nous sommes tous concernés par ce qui touche Opel. Nous en l’avons démontré en septembre, et nous recommençons maintenant”.

Etaient également présents ce mardi à Anvers, des délégués syndicaux du site espagnol de Saragosse.

“La seule chose qu’ils réussissent à faire, s’exclame Salvador Salas, c’est de prendre des décisions unilatérales, et pour nous c’est inacceptable”.

2600 salariés du site d’Anvers qui ont pour la plupart repris le travail ce matin vont se retrouver sur le carreau au plus tard à la fin juin.

General Motors, propriétaire d’Opel, envisage de réduire ses capacités d’au moins un cinquième sur l’ensemble de l’Europe.

Mis en faillite au printemps 2009, le groupe a obtenu le sauvetage du gouvernement américain à la condition qu’un vaste plan de restructuration soit mis en place.